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MOBILISONS-NOUS CONTRE LE PILLAGE DU PATRIMOINE !

 

 

 

 

 

Le projet « Musée de Touezekt ».

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Le projet « Musée de Touezekt » est né en mars 2008 suite à l’appel à l’aide lancé par Mr. El Khalid Sidi Dah, à l’initiative d’un petit musée local de l’Adrar mauritanien : Maison d’Arts.

Sensible à l’Histoire, l’art et l’archéologie de son pays et confronté quotidiennement au problème du pillage des sites, Mr. El Khalid a recueilli en une vingtaine d’années plus de 6000 objets archéologiques au sein de la Maison d’Arts (musée fondé en 2005), les mettant ainsi hors d’atteinte des pilleurs. Le musée consiste en un local de 60 m², abritant les pièces les plus fragiles, la grande majorité des collections restant exposée à même le sol de la cour.

Ces collections constituent un conservatoire exceptionnel du patrimoine mauritanien. Elles sont accessibles à la population du pays, aux touristes et aux chercheurs. Le musée est ainsi devenu le lieu de passage obligatoire de tous les hauts responsables mauritaniens et des personnalités importantes en visite dans la région de l’Adrar.

Multipliant les contacts, Mr. El Khalid a notamment reçu le soutien de la fondation allemande Jutta Vogel Stitfung (promotion du musée, panneaux indicateurs), et plus récemment de l’UNESCO  avec la mise à disposition de vitrines, de panneaux d’affichage, d’un appareil photographique numérique, d’un GPS et d’un ordinateur.

C’est pourquoi deux associations françaises ont répondu favorablement pour un soutien concret à Mr. El Khalid. L’Association Internationale pour la Promotion et la Recherche en Archéologie (AIPRA) et l’Association Halte Au Pillage du Patrimoine Archéologique et Historique (HAPPAH) se sont associées pour mener un projet quadriennal commun axé prioritairement sur la formation, en partenariat avec Maison d’Arts. Les deux associations ont proposé de dispenser des formations dans le domaine de l’enregistrement des données, de l’inventaire, de la muséographie, et des techniques de base de conservation et de restauration des objets. D’autres volets du projet doivent être développés comme la recherche archéologique, la communication et la sensibilisation au problème du pillage du patrimoine.

Une équipe de quatre membres de l’AIPRA et de l’HAPPAH souhaite partir en Mauritanie deux semaines durant l’automne 2009 pour une mission d’évaluation du projet qui permettra les rencontres avec les partenaires, la mise en place des premiers outils, l’inventaire précis des besoins et le début du travail de formation, de recherche, de valorisation et de communication.

Aussi, le projet AIPRA - HAPPAH peut contribuer au développement des travaux de chercheurs et d’archéologues étudiant le passé mauritanien. Actuellement, les deux associations se sont mises en rapport avec les principaux acteurs de la recherche archéologique de la région (Institut Mauritanien de Recherche Scientifique -IMRS-, Robert Vernet, …).

Au travers de l’aide et du soutien apportés à la Maison d’Arts, ce partenariat a pour objectif principal la valorisation du patrimoine archéologique mauritanien, s’inscrivant dans la lignée de l’Appel de Nouakchott, lancé par des dizaines de chercheurs et archéologues africains et européens,  réclamant la « protection et la valorisation des vestiges archéologiques […], des vestiges dont la contribution à notre connaissance du passé africain est irremplaçable ». Cet appel fit suite au colloque international sur Les perspectives de l’archéologie préventive en Afrique de l’Ouest co-organisé par l’IMRS, l’Institut National français de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) et la Coopération Française en Mauritanie, sous l’égide de l’UNESCO (1-3 Février 2007).

Lire l'article sur les pillages dans l'Adrar

Le musée possède la plus importante collection connue de poteries néolithiques de l'Adrar.