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HISTORIQUE DU PILLAGE

- Laurie Durussel in Le rôle des archéologues dans la lutte contre le pillage et le trafic d'antiquités, Mémoire de Licence, Neuchâtel, 2002. Télécharger (pdf 361 ko)

Antiquité
Les collectionneurs paraissent exister de tout temps, et on constate en effet que les antiquités classiques furent recherchées dès l'Antiquité. En ce qui concerne la Grèce par exemple, on connaît l'appétit des Romains pour ses richesses artistiques. À partir du 3esiècle av. J.-C., les riches conquérants commencent à former et développer des collections et participent à la première phase du pillage à grande échelle de la Grèce classique. «Si ce goût des beaux objets et de la collection éveillait le sens esthétique, il était aussi propice à la rapine. […] Les gouverneurs romains allaient élever la récupération artistique au rang d'une nouvelle branche de l'art (1).» Les empereurs à leur tour cultiveront par la suite ce goût de la collection.

Moyen Age
Après les pillages des Barbares, l'Antiquité et ses réalisations sont peu à peu délaissées. La récupération se généralise et les temples sont transformés en églises, mais les oeuvres d'art antiques ne suscitent plus les passions inspirées aux romains. Le trafic des objets culturels continue néanmoins, mais le «réveil de l'antique (2) » devra attendre quelques siècles. En Italie, à nouveau, on se tourne vers le passé et vers ses oeuvres. Un premier cabinet d'antiques transformé en musée public est signalé dès la fin du 12e siècle à Rome. À Venise, la situation est particulière car la ville n'a jamais été envahie; elle n'a pas subi aussi durement la rupture barbare et a perpétué un fort lien avec l'Antiquité. Dès le 14e siècle, un commerce actif d'antiquités, en partie d'origine orientale, s'y développe.

Renaissance
Comme on l'a vu, la pratique des collections ne naît pas avec la Renaissance. Les «trésors» des anciens temples et ceux qui étaient réunis par les princes et les gouverneurs préfiguraient en quelque sorte le «collectionnisme» moderne. Mais c'est surtout à la Renaissance qu'il se forme et se développe à travers l'Europe. Les premiers vestiges recherchés sont ceux de l'Antiquité romaine; ces objets prennent bientôt la forme d'un culte et leur valeur est immense. Les érudits et premiers antiquaires étudiaient la littérature classique et collectionnaient déjà abondamment les «petites antiquités» à partir du 15e siècle. Mais au début du 16e siècle cette passion gagne d'autres sphères : les princes et les grandes familles renflouent leurs trésors dynastiques de bijoux et autres pièces antiques. Et les collectionneurs d'antiquités sont déjà nombreux à Rome; en 1509, Francesco Albertini en dresse la liste dans son Opusculum de mirabilibus novae et veteris Urbis Romae. Et dans la première moitié du 16e siècle, à côté des «petites» pièces appréciées des érudits, ce sont les statues qui sont le plus âprement recherchées à Rome. Elles font l'objet de rivalités acharnées entre les grandes familles. Cette compétition donne lieu à un marché florissant et les prix s'envolent. […] À une échelle plus vaste, les princes profitent des razzias contre les villes vaincues pour obtenir de belles pièces.
Cette passion dépasse rapidement la seule Italie et dès la première moitié du 16e siècle, François Ier aménage un pavillon dans son domaine pour en faire une «Rome du Nord»; la plupart des cours d'Europe suivront cette tendance.

L'ère des voyageurs et des antiquaires
Il faut attendre le 17e siècle pour que s'ouvre la période des grands voyages, notamment en Grèce, qui vont permettre la diversification du savoir et des antiquités collectionnées. L'esprit de collection est conçu comme un acte de prestige de la part des amateurs fortunés et des princes, il est cependant parfois animé d'un véritable désir de connaissance. […]
La France elle aussi se lance dans l'aventure grecque, notamment par l'entremise de ses ambassadeurs à Constantinople, en position privilégiée pour organiser voyages et récoltes. […] Ces voyages, commandités par des collectionneurs, se multiplient au cours du 17e puis du 18e siècle. Parallèlement, tout un mouvement de recherche se met en place à la fin du 17e siècle : croquis, plans, cartes, etc… La plupart du temps, ces études sont réalisés non par des voyageurs à la recherche de trésors mais par des diplomates ou des religieux installés sur place et possédant une bonne connaissance de la Grèce.

Au 18e, les voyages en Grèce sont plus fréquents; aux érudits et aux diplomates s'ajoutent des artistes et des jeunes gens qui concluent leur instruction par un «grand tour» méditerranéen. C'est l'ère du voyage romantique qui s'annonce. Les puissances européennes continuent également à envoyer des missions en Grèce à la recherche de médailles et de statues. Le pillage se poursuit sous couvert d'admiration, pour la formation des populations occidentales et l'émulation des artistes à la recherche d'inspiration.
Dans le même temps en Italie, c'est l'«étruscomanie» qui se développe, avec la découverte de grandes et riches nécropoles. Et l'archéologie romaine verra son horizon s'élargir encore davantage avec la découverte et l'exploration des sites d'Herculanum (1738) et de Pompéi (1748).

Grands prédateurs et grands chantiers
À la fin du 18e et au début du 19e siècle, la demande d'antiquités se fait de plus en plus forte sous la pression des grands musées publics qui se multiplient en Europe : le British Museum est créé en 1753, le musée Napoléon en 1801, la Glyptothèque de Munich en 1830, etc… Ces fraîches institutions sont avides de belles pièces qui symboliseront la gloire et la puissance de leur Etat. C'est ainsi qu'en 1796, alors que Bonaparte se lance dans la campagne d'Italie, on trouve parmi les enjeux de l'expédition les oeuvres de la Renaissance et les antiquités dont l'Italie regorge. Bonaparte convoque quelques artistes pour choisir ce qui doit être pris et le Directoire nomme une commission chargée d'organiser ce pillage systématique. Des saisies seront faites dans les principales villes de la péninsule et même le pape cède un certain nombre d'oeuvres d'art et d'antiquités. C'est un véritable «triomphe», qui aura lieu en juillet 1798, à l'arrivée des pièces à Paris. […]
Parallèlement à la poursuite des recherches en Italie et en Grèce, la campagne d'Egypte (1798-1800), conduite par Bonaparte juste après la campagne d'Italie, ouvre la porte d'une nouvelle civilisation brillante aux musées européens. Bonaparte engage une expédition scientifique en marge de la campagne militaire, la «Commission des sciences et des arts», composée de plus de 170 spécialistes : astronomes, médecins, botanistes, écrivains, compositeurs, imprimeurs, orientalistes… Le goût des antiquités égyptiennes remporte bientôt un grand succès et là aussi, après les campagnes militaires, ce sont «des diplomates-archéologues-marchands» (3) qui fournissent les grands musées européens. Pour Karl Meyer, l'esprit de l'époque est parfaitement résumé par cet aphorisme attribué à un officier français responsable de ramener l'obélisque à Paris : «L'Antiquité est un jardin qui appartient, par droit naturel, à ceux qui le cultivent et en récoltent les fruits ». À partir des années 1840, les antiquités du Proche et du Moyen-Orient rejoignent à leur tour en Europe les grandes civilisations anciennes révérées.

En Grèce pendant cette première moitié du siècle, les grandes réalisations classiques ne sont pas épargnées. S'ajoutant à la forte demande des musées européens, des facteurs politiques expliquent ces transferts : il n'y a pas en Grèce de pouvoir assez solide pour empêcher le pillage des antiquités, qui prend une forme sans précédent. C'est notamment le cas avec le célèbre démontage des frises du Parthénon par Lord Elgin (1801), alors ambassadeur de Grande-Bretagne à Constantinople. L'Empire Ottoman subit dans ces années de nombreux conflits successifs avec les grandes puissances voisines, et ses alliés du moment peuvent profiter de faveurs pour leurs réquisitions en Grèce : de 1799 à 1806, c'est la Grande-Bretagne qui bénéficie de cet appui. Dans ces circonstances, en Grèce, il n'est pas difficile d'obtenir, moyennant finances, l'assentiment des autorités locales pour faire des fouilles. […]

La découverte des premières civilisations est une grande aventure. Des rois visitent les fouilles en Grèce et en Egypte, les gros titres annoncent les dernières trouvailles et des milliers de personnes se déplacent pour voir les splendeurs récoltées dans les grands musées européens. Ce sont les glorieux jours pionniers de l'archéologie. Les chefs de chantier emploient des milliers d'ouvriers dans cette recherche frénétique d'antiquités spectaculaires. De ces premières fouilles est née la science de l'archéologie mais également un lourd héritage de viol du passé. Les héritiers de ces pionniers vont peu à peu plaider pour des méthodes de fouilles plus scientifiques et établir les fondements de la discipline, non sans qu'un abondant pillage ne se perpétue jusqu'à nos jours, mais par des biais cette fois-ci clandestins.
En Grèce, l'indépendance change en effet la donne et la situation des archéologues évolue. Il n'est plus question d'emporter tout et n'importe quoi. La jeune nation grecque reprend des droits sur son passé en organisant le premier service archéologique et en promulguant une législation pour protéger son patrimoine antique. […]

Des législations de protection du patrimoine se mettent en place dans la plupart des pays riches en antiquités et en trésors archéologiques; mais la demande reste forte de la part des collectionneurs et des musées occidentaux, qui continuent à se multiplier. Les premiers musées américains sont créés (Le Metropolitan Museum of New York et le Boston Museum of Fine Arts en 1870), provoquant une abondante nouvelle demande, notamment en matière d'antiquités classiques.

Durant les premières décennies du 20e siècle, l'intérêt pour l'archéologie et pour la culture classique est toujours vivace en Europe et aux Etats-Unis, et il attire de plus en plus d'étrangers en Grèce et dans les autres pays du bassin méditerranéen. Mais c'est la curiosité des universitaires et des touristes qui remplace désormais celles des artistes, des diplomates et des aventuriers.
La première guerre ne stoppe pas le travail des archéologues. En Grèce, les travaux de recherche oscillent en fonction des occupations de territoire. Quant aux déplacements d'antiquités, ils se poursuivent au gré des pillages et des exactions de guerre.

Pendant l'entre-deux-guerres, les régions de Grèce et d'Asie Mineure sont confrontée à des troubles dus à la chute de l'Empire Ottoman et à ses répercussions. Les recherches archéologiques sont en perte de vitesse mais elles reprendront avec plus de vigueur dès les années trente. Les fouilles restent nombreuses tout autour du bassin méditerranéen, mais ce n'est plus la folle période des grands chantiers et des trouvailles médiatisées. Les années 20 et 30 s'apparentent plutôt à un âge de réflexion et de publication des sites et des monuments. C'est également l'époque des premiers manuels de base pour l'étude de l'Antiquité classique. Les tendances de la deuxième moitié du 20e siècle commencent à se dessiner. On cesse de ne pourchasser que le bel objet pour s'intéresser au site dans son ensemble, du petit tesson au vase, de l'architecture domestique au temple.

Trafic et pillage contemporains
C'est avec la deuxième moitié du 20e siècle que s'impose une grande révolution technique de la science archéologique : l'introduction de nouvelles méthodes de fouilles dites stratigraphiques, consistant à dégager les objets couche par couche et à définir des chronologies relatives systématiques sur les sites fouillés. […] Et c'est avec cette «révolution» de la discipline que les intérêts des chercheurs et ceux du marché ou des collectionneurs commencent à diverger. Cette notion de contexte et son caractère primordial pour l'archéologie sont au coeur du débat concernant le trafic contemporain et ses conséquences désastreuses.
Parallèlement à cette avancée disciplinaire, les mouvements de défense du patrimoine se généralisent, en Europe et dans les pays récemment décolonisés, dont l'identité nationale est à reconstruire ou renforcer. Mais les antiquités restent très demandées, en raison notamment de la multiplication des musées européens et américains. Cette demande est le plus souvent alimentée par des canaux illicites ou douteux, puisque la plupart des pays ont désormais élaboré des législations de protection et des contrôles stricts à l'exportation de leurs biens culturels. C'est également à cette même époque que sont mises sur pied les premières conférences et conventions internationales sur la question. Les préoccupations envers le patrimoine culturel mondial sont de plus en plus présentes. Dans le milieu académique et muséal également, on commence dans les années 70 à entendre des protestations quant aux conséquences sur le terrain de cette demande croissante. Malgré ces mises en garde, la situation concrète des vestiges archéologiques ne tend pas à s'améliorer. Dans les années 80, les prix du marché de l'art connaissent même un boom sans précédent. Les oeuvres d'art en tout genre entrent de plain pied dans le marché spéculatif et servent d'investissement pour des groupes bancaires ou des fonds de pension. L'archéologie et ses méthodes ont changé depuis le début du siècle; mais comme le remarque un archéologue, «[…] une seule chose n'a pas changé depuis l'époque de Schliemann et de Wheeler : la destruction inexorable des données archéologiques. En vérité, nous avons vécu pendant si longtemps avec la destruction du passé que nous avons souvent tendance à l'oublier et à mettre mentalement le problème de côté. […] Les dommages dans certaines parties du monde sont aujourd'hui si sérieux que dans de nombreuses régions il n'y aura plus de sites vierges dans une génération (4) .» Comme deux journalistes auteurs d'un ouvrage sur la question le soulignent, ce phénomène très ancien, «[…] a connu ces dernières années de vertigineux développements. Selon Interpol et Scotland Yard, ce marché [art volé et antiquités pillées] représente chaque année un chiffre d'affaire de plusieurs milliards de dollars et constitue la deuxième grande source de criminalité organisée après le trafic de drogue.»
Malgré les conventions internationales et les prises de position de nombreuses associations professionnelles et académiques, le pillage continue et augmente. Comme le note John Mulvaney (5) , malgré les actions discutables des archéologues pionniers du 18e et du 19e siècles, le pillage contemporain est beaucoup plus dommageable et ne reçoit malheureusement que trop peu d'attention de la part des nations spoliées. «Le pillage contemporain est facilité par la rapacité et la technologie moderne, allant des bulldozers aux appareils électroniques, et il est alimenté par la pauvreté des populations indigènes, pour lesquelles le pillage de tombes procure un moyen d'existence. Les «Indiana Jones» actuels détruisent les sites plus impitoyablement que les premiers archéologues enthousiastes mais égarés (6) .» Autre point de distinction essentiel : «Contrairement aux appropriations du 19e siècle, la plupart de ces vestiges [pillés actuellement] restent dans les mains de collectionneurs privés ou de marchands. […] de tels objets peuvent demeurer non-catalogués, non-étudiés et inaccessibles (7) .» Pour Colin Renfrew (8), nous sommes effectivement en pleine crise. Les ressources archéologiques mondiales se dégradent à un degré et une vitesse croissants. Le principe de cette dégradation est simple : à un bout de la chaîne se trouvent des populations parfois très pauvres, au sein desquelles les tombaroli (Italie), idol runners (Inde), esteleros (Guatemala) et autres huaqueros (Pérou) sont en mesure d'offrir des pièces destinées à alimenter un marché souvent dépourvu de scrupules. A l'autre bout on trouve les marchands, les collectionneurs et les musées, désireux d'augmenter leurs collections sur la base de critères éthiques variables. Si la première partie de cet historique, ainsi que ce mémoire, sont essentiellement orientés vers l'archéologie et les antiquités méditerranéennes classiques, force est de constater que le trafic d'antiquités est aujourd'hui largement mondialisé. La majorité de l'attention européenne continue à se concentrer sur les terrains classiques, mais les autres continents sont également largement touchés. Selon Colin Renfrew, le pillage sous toutes ses formes (vols, fouilles clandestines, etc…) représente actuellement la cause la plus significative de destruction de l'héritage archéologique mondial. Les conséquences scientifiques sont parfois énormes, notamment dans les pays possédant une histoire écrite relativement courte mais une préhistoire riche et peu étudiée jusqu'à présent, comme c'est le cas pour de nombreux pays africains et latino-américains.

Parmi les acheteurs potentiels, les grands musées encyclopédiques et les musées archéologiques contribuent à la forte demande en antiquités sur le marché. Les cas d'achats douteux sont nombreux et certains seront examinés plus en détails par la suite.

L'autre grande catégorie d'acheteurs est celle des collectionneurs privés. Le goût de la collection est comme on l'a vu très ancien. Mais s'il s'est particulièrement développé autour des antiquités, c'est notamment en raison du battage médiatique fait par les salles de vente et de la publicité des expositions présentant des collections déjà formées. «Cet engouement participe sans doute aussi de l'intérêt accru que le public du 20e siècle marque en général pour le passé (9).» Les collectionneurs estiment souvent qu'ils exercent leur activité pour le bien général, rassemblant de belles pièces du passé et les prêtant à des musées pour leur diffusion. D'autres collectionneurs tendent à mettre plutôt en avant leur amour du beau et insistent sur l'aspect émotionnel de la collecte : l'exaltation, l'excitation de la «chasse à l'objet» ! Et sans doute il est vrai que les collectionneurs érudits des siècles passés sont à l'origine de l'archéologie; c'est cette passion de la collecte qui a inspiré les premières fouilles et le développement de techniques scientifiques de recherche. Mais l'archéologie s'est depuis instituée en discipline distincte, avec ses méthodes spécifiques. Elle s'est distanciée de la recherche de l'objet pour se pencher sur l'étude et la compréhension des sociétés passées. «En devenant scientifique sur le terrain, l'archéologie n'est plus réduite à son rôle de «pourvoyeuse» d'objets : sites et monuments sont explorés pour permettre la collecte du plus grand nombre de renseignements (10).» Quelles que soient les motivations actuelles des collectionneurs qui se fournissent sur le marché des antiquités, la sentence de la plupart des archéologues est claire : «Nobody has to collect illicit material (11).» Même conclusion pour les deux journalistes auteur d'une enquête sur l'art volé : «Même les plus honnêtes sont parfois tentés de payer le prix fort pour des pièces à l'origine incertaine, et de se plier à la loi du silence […]. Qu'ils agissent par goût réel ou pour des raisons spéculatives, ils confortent la dynamique du vol, du pillage et de la contrebande qui est à l'oeuvre un peu partout (12).»

 

1 A. Schnapp, 1993, p. 73

2 G. Bazin, 1967, p. 41

3 R. Schaer, 1993, p. 79

4 B. Fagan (Université de Californie), « Avant-propos », in : P. M. Messenger, 1990, pp. xv-xix (traduction de l'auteure)

5 Professeur de Préhistoire, Australian National University

6 J. Mulvaney, « A question of values : Museums and cultural property », in : I. McBryde, 1985, pp. 86-98 (traduction de l'auteure)

7 Ibidem

8 Professeur d'archéologie à Cambridge, UK

9 P. J. O'Keefe, 1999, p. 11

10 E. Gran-Aymerich, 1998, p. 470

11 N. Brodie, J. Doole, P. Watson, 2000

12 E. de Roux et R.-P. Paringaux, 1999, p. 16

 

Lot de pointes de flèches néolithiques. Ramassage clandestin en Afrique sub-saharienne. Photo extraite d'un site de vente en ligne. Collectés par des paysans pauvres ces objets sont revendus comme de vulgaires produits culturels à des collectionneurs occidentaux. Les recèleurs rétribuent les paysans quelques centimes d'euros le gramme d'artéfact et les revendent au kilo. Des revendeurs occidentaux les redistribuent par lot ou à l'unité sur le marché des antiquités.